Édito du mois

les éditos du programme du Cinéma Alain Resnais

 

165 couverture

Édito 165

Comme déjà dit par le passé, l’avantage de cet édito un peu foutraque, c’est qu’il n’a aucune obligation à suivre l’actualité. Ce qui m’évite, entre autres sujets du moment, à commenter la coupe du monde de foot. Tant mieux parce que je n’ai rien à dire sur tous ces milliardaires qui courent après un ballon et qui s’étalent par terre avec des spasmes de douleur au moindre frôlement. Evidement, ce n’est qu’une gentille moquerie, ne m’adressez pas un carton rouge (wahou, la super blague, je vais l’homologuer). Et qui se soucie des effets du foot au niveau planétaire ? Et bien des chercheurs en économie se sont penchés sur les répercutions de cette discipline dans nos sociétés. Leur conclusion : le néant, c’est à dire que si le foot disparaissait de la surface de la terre, cela n’aurait aucun impact sur l’économie du monde. Vous vous en fichez ? OK, alors poussons plus loin. Il y a, toujours selon des chercheurs, deux conséquences majeures à une coupe de monde de foot. En premier lieu, une augmentation de l’absentéisme au travail, ce qui fait gentiment sourire (reste à savoir quelles raisons sont évoquées pour justifier ces absences). En second lieu, une augmentation des violences conjugales. Là, je suis à la limite de ma capacité de compréhension de la nature humaine. Pourquoi un individu, que nous considèrerons, en partant d’un postulat scientifique de base, comme étant ni plus ni moins intelligent ou idiot, que la moyenne, va s’en prendre physiquement à la personne de son quotidien sous prétexte qu’il a une frustration lié au déroulement ou au résultat d’un match dans lequel il n’a aucune influence ? Je n’arrive pas à conceptualiser cette action-réaction. Bon, j’ai déjà compris le principe du hors-jeu, à savoir quand un joueur prend part à une action dans le jeu, avant le départ de la baballe et qu’il se situe devant les joueurs adverses (simplissime n’est-ce pas). Le hors jeu n’étant pas, comme je l’ai longtemps cru, le fait de sortir du jeu, pour aller boire un coup, passer un coup de fil ou discuter avec son coach. Ce qui n’empêche que je n’arrive jamais à les repérer ces hors jeu, et c’est d’ailleurs à cette occasion que je comprends enfin l’intérêt des commentateurs sportifs qui eux, les repèrent dare-dare et justifient alors leur salaire.

Par contre, il est un autre sujet dont je voulais vous parler. Le cinéma a mis en ligne un nouveau joli site internet qui en est à ses balbutiements. N’hésitez pas à nous faire vos remarques, commentaires et suggestions pour que nous puissions l’améliorer et satisfaire à vos attentes. Essayez quand même de ne pas nous demander des changements trop complexe, notre super stagiaire (Alexandre, si tu nous écoutes, salutations amicales) qui l’a mis en place à terminé son passage au cinéma. Et l’équipe restante ne maîtrise pas toutes les subtilités techniques de la chose. Donc vos avis, oui ; des améliorations, certes ; mais pas de trucs trop compliqués, pitié !

Et comme l’a dit ce joueur de foot plein de bonnes intentions dont nous tairons le nom par charité : « La coach m’a demandé de prendre les intervalles.. heu pardon, les intervaux. »

Rémi

 

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Édito 164

Si on dit d’un héros qu’il s’agit d’une personne qui se distingue par ses exploits, l’actualité nous en a donné deux bels exemples ces derniers jours.

Il y a bien sur Mamoudou Gassama, dit « l’homme araignée », qui a escaladé quatre étages d’un immeuble pour sauver un enfant suspendu à un balcon. Comme tout c’est bien terminé, on peut regarder les images, étonnantes et un peu cocasse, en particulier les nombreux autres sauveteurs improvisés qui, fermement accrochés aux grilles de l’immeuble, n’ont pas dépassé le rez-de-chaussée. On dit que c’est l’intention qui compte, que l’important c’est de participer, mais là, messieurs, ça frôle le ridicule. Mamoudou va recevoir une quelconque médaille du mérite. Il est surtout question de régulariser sa situation car Mamoudou est un jeune malien sans-papiers. Une histoire qui se termine bien, pour une fois, ne boudons pas notre plaisir et notre solidarité.

Il y a aussi James Harrison, un australien de 81 ans, surnommé « l’homme au bras d’or ». James a donné son sang pendant soixante ans, au rythme d’un prélèvement tous les dix-neuf jours, quasi le maximum autorisé. A souligner que James déteste le piqûre, ce que je comprends bien, j’ai personnellement fait un malaise pour cette raison il n’y a pas si longtemps. Pourquoi James c’est infligé cette contrainte aussi souvent ? Il se trouve que le sang de James à une particularité, celui de contenir des anticorps spécifique, des anti-D, extrêmement rares. Ils permettent de lutter contre une maladie, la MHN, qui touche les femmes enceintes et qui affecte les nouveau-nés. C’est fin des années 1960, qu’on a découvert l’incroyable particularité du sang de James. Des médecins ont alors élaboré un médicament dont la composition contient une partie du propre sang de James. Ça n’a l’air de rien mais au final et avec les années, les services de santé estime que James a sauvé la vie d’environs 2,4 millions de bébés. Aujourd’hui, quand on lui demande ce que lui inspire le fait d’avoir sauvé autant de vie, il répond avec une sincère humilité et une dose humour : « C’est probablement mon seul talent ». Il y a quelques jours, James a donné son sang pour la 1173e et ultime fois, car l’octogénaire a atteint l’âge limite pour ces don de sang, fixé à 80 ans. Alors, peut-on considérer James comme un héros ? Le fait d’avoir contribué, via ces 1173 don du sang, à sauver 2,4 millions de bébés, est-il un exploit ? Nous allons dire que oui, à moins que quelqu’un est des arguments contradictoires à opposer. Mais il va falloir sacrément bien les défendre, et convaincre tous ces bébés devenues grand du contraire.

Et comme le dit cette pensée philosophique : « La forme des pyramides, nous rappelle que les hommes ont toujours au tendance à en faire de moins en moins. »

Rémi

 

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Édito 163

Ce mois-ci, un édito un peu particulier, puisque nous avons reçu ce dernier par… courrier !

En effet, pas plus tard que la semaine dernière, quelle ne fut pas notre surprise quand nous trouvâmes dans notre boîte aux lettres une missive de… Maryse.

Maryse s’y présente comme une fervente habituée du Cinéma Alain Resnais, et ce depuis des années. Elle nous parle de ses films préférés, de festivals, de soirées spéciales qui l’ont marquée, puis soudain, sans détour, nous fait une véritable déclaration d’amour, sous la forme d’un poème, sans peur, ni gêne. Autant vous dire qu’il ne nous a pas laissé indifférent, et qu’on ne pouvait faire autrement que de vous le présenter, en version non censurée :

Au Cinéma Alain Resnais, j’ai tout fait : j’ai ri, j’ai pleuré, j’ai dansé, j’ai éternué.

Chez moi, dans mon foyer, j’étouffais : j’ai pris, j’ai paré, j’étais désemparée, j’ai donné.

Aujourd’hui je peux le dire, aujourd’hui je peux en rire,

Ce n’est pas Omar qui m’a tuer, c’est Alain qui m’a sauvé.

Quand je me sentais sale, Alain Resnais, c’est vers toi que j’allais,

Quand je me sentais seule, c’est dans ta salle que je m’enfermais.

Et contrairement à certains que je ne nommerai point, tu as toujours été là, toi, mon cinéma.

Un coup de spleen ? Et hop, c’est l’art en bobine.

Un coup de grisou ? Tiens, si j’allais voir Timbuktu.

Paralysé par un mal de dos ? Ouf, voilà Rémi et son édito.

Rémi, tu m’as toujours fait rire. Grâce à toi et à ton cinéma, j’ai évité le pire.

Au Cinéma Alain Resnais, j’ai voyagé. Tous les Harry Potter, les 50 nuances de Grey.

Au Cinéma Alain Resnais, j’ai rêvé. Les Belle et Sébastien, et les films de François Cluzet.

Bref, au Cinéma Alain Resnais j’ai tout oublié, ma vie, mes ratés, mon passé,

Et c’est pour cette raison que je ne te remercierai jamais assez.

Grâce à toi, mon cinéma, j’ai su aller de l’avant,

Tout en serrant les dents, et ta carte d’abonnement,

J’ai pu tirer un trait, en me projetant dans ton écran.

Je t’envoie des baisers, Ô mon Alain Resnais, pour ta patience, ta bienveillance,

Tes leçons de self-défense et les horaires de tes séances.

Mille Bises,

Maryse

 

 

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